L’étoile canadienne du poker en ligne Alex Wice était prédestiné à dominer chaque main à la table des finales à l’European Poker Tour 2011, à Deauville, mais comme toujours au poker, rien n’est joué avant la fin. Lorsqu’il y a un nombre record de concurrents – 891, pour être exact –, les choses peuvent être compliquées.
Aux côtés du joueur Suédois Martin Jacobson, Wice détenait une avance impressionnante sur le reste de leurs compétiteurs, et les deux étaient censés s’affronter pour la victoire finale. Après le sixième jour, Wice a facilement éliminé le concurrent Ukrainien qui se tenait au huitième rang avec un combo as-reine. Après ça, il a éliminé Anthony Hnatow, de France, avec moins de facilité, mais toujours avec relativement peu d’effort.
Jacobson a aussi éliminé sa part de compétiteurs, et entre un Suédois et un Canadien agressif, il n’y a pas eu grand place au soleil pour qui que ce soit d’autre pour un bon moment. Mais en peu de temps, tous les jetons se sont retrouvés au milieu de la table, et Wice s’est retrouvé à jouer contre le Français Lucien Cohen. Ce dernier a été capable de tirer le meilleur de Wice pour ensuite gagner le plus gros pot du tournoi, après s’être débarrassé du Canadien. Cohen s’est retrouvé face à face avec Jacobson, et a remporté contre lui le championnat.
Ce troisième rang pour Wice marque la deuxième année consécutive où un professionnel du poker canadien gagne cette place à l’EPT de Deauville. En 2010, c’était à Mike McDonald de terminer troisième. Fait intéressant, lui et Wice proviennent tous deux de Waterloo, en Ontario.
Facilement reconnaissable pour les fans de poker de partout dans le monde, il ne faut pas s’étonner qu’Erik Cajelais soit devenu un phénomène du poker. Ce Québécois se démarque dans la foule, grâce à une combinaison de gros biceps et de tatous les recouvrant. Et dès que les fans le voient jouer, il continue de se démarquer grâce à une stratégie agressive qui va bien avec son apparence. Cajelais, qui n’est que dans la mi-vingtaine, a déjà amassé une fortune durant sa courte carrière de joueur de poker professionnel. Au début 2011, ses gains de carrière totalisent près de 3 millions de dollars.
Cajelais a obtenu son premier money finish majeur en 2005, mais le monde ne l’a remarqué qu’en décembre 2006, grâce à sa première place à l’épreuve de Hold’em No-Limit lors du WPT Five Diamond World Poker Classic, pour un prix de plus de 400 000$. La semaine suivante il s’est placé cinquante-huitième au championnat de Hold’em No-Limit du même tournoi, pour environ 25 000$ supplémentaires.
À partir de là, Cajelais est devenu un joueur dangereux lors des tournois en direct. Il a terminé deuxième lors d’une épreuve des WSOP et une du WPT en 2007, la première étant à l’Omaha Pot-Limit et la dernière à l’Hold’em No-Limit. Ces deux variétés de poker sont clairement les forces de Cajelais, et heureusement sont aussi ses favorites.
Jusqu’ici, le plus gros gain qu’il a fait était à l’EPT London Open de 2009, où il s’est encore placé second, cette fois pour récolter un époustouflant 530 945$. Il ne fait aucun doute que nous continuerons de voir Cajelais dans des tournois en 2011, et même s’il ne connait pas autant de succès que par le passé, son apparence distinctive attirera à coup sûr notre attention.
Lorsque Greg Raymer a annoncé publiquement sa décision de se séparer d’avec la marque d’élite Poker Stars, nos cerveaux se sont sérieusement fait aller. Qu’est-ce que ça signifie, quand l’une des figures les plus importantes de la communauté de poker américaine se permet de quitter l’un des plus gros réseaux de poker en ligne au monde ? Et plus important encore, qu’est-ce que ça signifie pour la communauté du poker au Canada ?
Il est clair depuis plusieurs années que le poker en ligne est loin d’être assuré dans plusieurs pays, dû à une réluctance des gouvernements à y laisser participer les gens. Cette hésitation n’est aussi évidente nulle part ailleurs qu’en Amérique du Nord, particulièrement aux États-Unis. Même s’ils sont les hôtes de Las Vegas, qui a une fois été capitale universelle du jeu – celle-ci semble maintenant être Macau, selon toute vraisemblance –, les États-Unis n’ont pas encore compris les possibilités que représente le poker en ligne. Dans un moindre degré, le Canada a pris en considération l’acceptation du jeu en ligne, et ses législations continuent d’évoluer.
Mais lorsque Poker Stars laisse partir Greg Raymer et que son charisme américain le suit, il devient plus évident que l’Amérique est laissée derrière par la communauté du poker en ligne. Peut-être Poker Stars a-t-elle décidé qu’il est temps de concentrer son énergie et ses ressources sur d’autres marchés à l’extérieur des États-Unis, comme par exemple l’industrie du poker en ligne européenne, qui grandit rapidement.
Et pour le Canada ? Bien, étant donné que Poker Stars a signé avec Jonathan Duhamel de Montréal le mois passé et continue de commanditer Daniel Negreanu, possiblement l’un des joueurs ayant connu le plus de succès de tous les temps, il y a de bonnes chances qu’ils n’abandonnent pas le Canada maintenant.
Avec un premier prix d’une valeur exacte de 203 232€, la plupart des joueurs de poker s’entendent pour dire que l’épreuve High Roller de l’EPT de Deauville est extrêmement attrayante. Mais pour l’étoile du poker canadienne et champion du monde Jonathan Duhamel, l’argent n’était pas le plus important. Selon ses dires, il s’agissait de se sentir au sommet du monde encore une fois.
Depuis son extraordinaire première place à l’épreuve principale des WSOP de 2010 en novembre passé, Duhamel regarde l’argent – même les prix dépassant l’imagination des tournois de poker les plus prestigieux – très différemment. Ces jours-ci, pour lui l’important c’est d’aimer ce qu’il fait, et de ravoir la sensation sans prix d’être un champion. L’argent est certainement appréciable, explique-t-il, pour ce qu’il cherche vraiment est la sensation qui vient juste avant de recevoir les prix.
Après avoir gagné près de 9 millions l’année passée, 200 000€ supplémentaires ne veulent pas dire autant qu’avant, mais rien n’égale gagner une première place.
Comme la plupart des ligues de poker en ligne qui ont gagné une immense popularité au cours des cinq dernières années, la North American Poker League (NAPL), hébergée par Poker Stars, a beaucoup à offrir. Ce qui rend cette ligue spéciale, c’est qu’elle n’est ouverte qu’aux joueurs canadiens et américains intéressés à participer à des tournois quotidiens, dans n’importe quelle catégorie de compétition.
Pour résumer la ligue de manière simple et succincte, il y a trois divisions, chacune offrant des tournois de nuit avec des prix garantis à des montants variables. Chaque tournoi concède des points à ceux qui participent et réussissent, et ces points s’accumulent pour qualifier les meilleurs joueurs, qui recevront des prix en argent sur une base mensuelle.
Un tour plus détaillé de la NAPL n’est pas trop compliqué. Les Canadiens sont éligibles à participer soit aux tournois de la division Senior ou de la division Rookie. La division Senior demande un plus gros prix d’entrée, mais les prix garantis chaque nuit sont de 750$. La division Rookie à laquelle les Canadiens peuvent participer n’est pas aussi lucrative que celle des Américains, mais il est possible de se qualifier gratuitement à un freeroll Sit-and-Go et de vous battre pour un prix garanti de 100$. La division Senior offre aussi des prix mensuels plus élevés pour les joueurs ayant le plus de points.
Une partie de ce qui fait cette ligue de poker en ligne si populaire est les prix d’entrée extrêmement bas pour tous, qui ne sont qu’entre 0.11$ et 1.10$. Il est même possible pour ceux qui se qualifient de jouer gratuitement, faisant de ces tournois certains des plus accessibles en Amérique du Nord.
Rendant grâce à la scène canadienne de poker pour les dix dernières années, Chris McClung a récolté l’un des plus gros prix de sa carrière lorsqu’il s’est emparé de la première place à l’UB Poker Pro Canada Classic à Montréal, la semaine passée.
Originaire de Lachenaie, au Québec, McClung a gagné près de 200 000$ lors de tournois de poker autant au Canada qu’à l’étranger, incluant une seconde place à l’épreuve de Hold’em No-Limit du WPT Borgata Poker Classic 2007, qui lui a donné 50 731$. En 2010, il a aussi encaissé lors de l’épreuve 39 des WSOP.
McClung peut être davantage connu des joueurs en ligne, sous le pseudonyme « d01t0s », qu’il utilise dans les salles de poker sur Internet. Dans le monde virtuel, et a accumulé presque un demi-million de dollars au fil des ans, montant dépassant de loin les gains qu’il a faits sous son vrai nom.
Largement connu comme « rdcrsn » dans le monde du poker en ligne, Russell Carson, de Vancouver, a fermement établi sa présence virtuelle dans la longue liste des étoiles canadiennes du poker. Il a gagné près de 5 millions de dollars en jouant au poker en ligne.
Jusqu’à présent, le plus gros prix que Carson a gagné dans un tournoi en ligne était juste au-dessus de 88 000$, en janvier 2010, mais dû à son horaire incroyable, il encaisse presque quotidiennement, et ses gains sont rapides. À ce jour, en 2011, Carson a déjà accumulé plus de 100 000$ en gains de poker en ligne – en nous sommes seulement en février !
En dépit d’une forte présence en ligne, Carson a aussi réussi à s’éloigner de son ordinateur pendant assez longtemps pour aussi connaître du succès dans un certain nombre de tournois en direct. Son exploit le plus notable est sa seconde place à l’épreuve de Hold’em No-Limit de l’EPT Snowfest l’année passée, qui lui a rapporté son plus gros prix de tournoi jusqu’à présent, d’une valeur de 424 616$. Ce montant rend petits tous ses autres gains de tournois combinés, en comparaison, avec un total de carrière s’élevant à un peu moins de 500 000$.
Carson se fait aussi un point d’honneur à s’éloigner autant de son ordinateur que du poker en général en participant à de nombreux sports. Grâce à son père anglais, il est un fan avide de soccer plutôt qu’un amateur de hockey. Il voyage aussi chaque fois qu’il en trouve le temps.
Poker Stars est l’hôte de certains des plus grands joueurs de poker au monde, incluant le Canadien Daniel Negreanu, qui a été au haut de la liste des champions du monde de poker depuis des années. Cependant, en 2010, il n’a pas été en haut de la liste de Poker Stars, et a fini par tomber derrière plusieurs de ses coéquipiers. En fait, les deux meilleurs joueurs de l’équipe Poker Stars en 2010 était toutes deux des joueuses – l’Américaine Vanessa Selbst, et l’Anglaise Liv Boeree. Une troisième femme, la Franco-américaine Vanessa Rousso, a presque dépassé Negreanu l’année d’avant aussi.
En 2010, les deux plus gros gagnants de tournois de l’équipe Poker Stars ont récolté 2,87 et 1,83 millions chacune. Negranu a réussi à finir l’année en huitième position avec un très respectable 684 000$, et Rousso avec 616 000$.
Même s’ils ont beaucoup de joueurs connaissant un grand succès sur leur équipe, Poker Stars n’a pu faire sensation qu’après sa victoire phénoménale : Jonathan Duhamel, de Montréal. Il est l’un des nouveaux membres de l’équipe, et avec presque 9 millions en gains lors de l’année 2010, il dépasse de loin tout autre compétiteur, homme ou femme.
Après avoir totalement dominé la compétition durant les premiers jours, Alex Wice est tombé second lors du décompte des jetons à la table des finales de l’European Poker Tour 2011, à Deauville, en France.
Ça a été une dure bataille, et l’issue en a été juste pour les deux joueurs quand le Suédois Martin Jacobson s’est tiré vers l’avant pour prendre la première place contre Wice. Jacobson, qui a fini deuxième à l’EPT de Vilamoura l’année passée, y gagnant 300 000€, a déjà 1,3 million en gains de tournois. Jusqu’à maintenant Wice a seulement gagné 140 000$ lors de tournois en direct, une petite fraction seulement du succès de Jacobson. C’est un fait surprenant, puisque le Suédois est plus jeune que Wice de quelques années, et que ce dernier est déjà jeune lui-même, du haut de ses 26 ans.
En dépit de la différence entre leurs gains de tournois, si on calcule les gains faits en ligne, les deux joueurs s’équivalent. Wice a accumulé bien plus d’un million de dollars grâce à ses exploits en ligne, et a été un bon concurrent lors de tournois en direct au cours de la dernière année. Ceci pourrait être la percée qui lancera sa carrière dans les tournois en direct pour équivaloir ses accomplissements en ligne.
Ce mois-ci, Vanessa Rousso, l’étoile du poker et étudiante franco-américaine, fera une apparition en Colombie-Britannique pour le Women’s Poker Classic pour offrir ses leçons de poker populaires – et intenses – aux fans canadiens.
L’une des joueuses de poker connaissant le plus de succès faisant grâce de sa présence au tournoi, Rousso, a plus de 4 millions de dollars de gains en poches et est probablement la joueuse la plus qualifiée pour diriger ce genre d’évènement. Son cours, intitulé « Big Slick Poker Boot Camp », sera donné le même jour que l’épreuve principale du Women’s Poker Classic à Langley, en Colombie-Britannique, le 17 février. La journée commencera tôt avec un déjeuner de groupe, suivi par une session de réponses aux questions avec Rousso, puis un cours intense de quatre heures sur les stratégies et techniques du poker qui peuvent s’avérer utiles, juste à temps pour les joueuses qui souhaitent participer au gros tournoi.
Pour la sixième année en ligne, les évènements du WPC serviront à lever des fonds pour la Fondation canadienne du cancer du sein, une organisation qui supporte la connaissance et la recherche sur le cancer du sein au Canada. Au total, le tournoi de poker a récolté plus de 100 000$ pour la charité, et avec l’aide de Rousso, cette année contribuera plus encore.